Dénombrement ponctuel de l'itinérance
Le dénombrement ponctuel de l'itinérance consiste à recenser, sur une période de 24 heures, les personnes en situation d'itinérance. Il fournit un portrait du nombre de personnes vivant une situation d'itinérance à un moment précis.
Dans le cadre du dénombrement ponctuel, les personnes recensées peuvent, sur une base volontaire, répondre à un questionnaire portant notamment sur leur parcours résidentiel ainsi que sur certaines caractéristiques démographiques, comme l'âge, le genre, la race et l'orientation sexuelle.
Le dénombrement ponctuel constitue l'une des sources de données qui, combinée aux autres stratégies et sources de collecte de données de la Région, contribue à orienter la planification et l'élaboration des services et des programmes.
La région de York et Centraide du Grand Toronto ont codirigé les dénombrements ponctuels de l'itinérance réalisés en 2018, 2021 et 2024.
Dénombrement ponctuel de l'itinérance de 2024
Les 26 et 27 novembre 2024, la région de York et Centraide du Grand Toronto ont collaboré avec les municipalités locales, des organismes communautaires et des bénévoles afin de réaliser un dénombrement ponctuel des personnes en situation d'itinérance dans la région de York sur une période de 24 heures.
Renseignements détaillés sur le 2024 Point-in-Time Count (anglais seulement).
Dénombrements ponctuels de l'itinérance précédents
Dénombrement ponctuel de l'itinérance de 2021
Les 1er et 2 juin 2021, la région de York et Centraide du Grand Toronto ont collaboré avec des fournisseurs de services communautaires afin de réaliser un dénombrement ponctuel des personnes en situation d'itinérance dans la région de York. Compte tenu de la pandémie de COVID-19, le dénombrement ponctuel de 2021 a été mené avec succès conformément aux directives de santé publique.
Renseignements détaillés sur le 2021 Point-in-Time Count (anglais seulement).
Dénombrement ponctuel de l'itinérance de 2018
Du 17 au 20 avril 2018, la municipalité régionale de York (la Région), ses partenaires communautaires, des organismes et des bénévoles ont participé au dénombrement ponctuel de l'itinérance de 2018.
Renseignements détaillés sur le 2018 Point-in-Time Count (anglais seulement).
Où obtenir du soutien
Vous trouverez de plus amples renseignements sur l'hébergement d'urgence ainsi que sur les ressources offrant un hébergement temporaire et des services de soutien globaux à york.ca/logementurgence
(Les vidéos suivantes sont offertes en anglais seulement)
Comment vous pouvez aider
Témoignages sur l'itinérance
(Les vidéos suivantes sont offertes en anglais seulement)
L'itinérance cachée – Olivia et Grace
Bonjour, je m'appelle Olivia et voici ma fille, Grace. Je suis mère monoparentale. En grandissant, j'ai été exposée à différentes formes de violence : verbale, physique et sexuelle. Lorsque Grace est née, prendre soin d'elle est devenu ma priorité. Cependant, comme je vivais avec de l'anxiété et de la dépression, il m'était difficile d'occuper un emploi à temps plein, et tout est rapidement devenu accablant. Je faisais de mon mieux pour être la meilleure mère possible, mais je portais aussi les séquelles de traumatismes vécus durant mon enfance, qui n'avaient jamais été pris en charge. Lorsque nous avons perdu notre logement, je ne savais plus où aller. L'endroit qui me semblait le plus sûr était notre voiture. Nous dormions discrètement dans des stationnements ou derrière des immeubles, à l'abri des regards. C'était extrêmement difficile de devoir exposer ma fille à cette réalité. Pour subvenir à nos besoins au quotidien, nous dépendions des banques alimentaires et d'autres programmes de soutien. Aujourd'hui, nous avons un endroit où dormir chaque nuit, et nous espérons bientôt avoir de nouveau un logement bien à nous.
Dans la région de York, Olivia et Grace comptent.
L'itinérance cachée – Jamie
Bonjour, je m'appelle Jamie et j'ai 18 ans. J'ai grandi dans un milieu familial où je subissais de la violence et, encore aujourd'hui, je me sens rarement en sécurité, où que je sois. J'ai été hospitalisé à plusieurs reprises et j'ai essayé de vivre dans des foyers de groupe, mais toutes ces expériences ont été très éprouvantes. Je n'ai pas beaucoup d'amis. Les quelques amis que j'ai m'offrent parfois un divan où dormir lorsque je n'ai nulle part où aller. Je fréquente certains programmes d'accueil sans rendez-vous et je passe le plus de temps possible dans des lieux publics pendant la journée. Il m'est aussi arrivé de passer toute la nuit assis dans des restaurants-minute afin de rester en sécurité et de me tenir au chaud.
Dans la région de York, Jamie compte.
L'itinérance cachée – John
Bonjour, je m'appelle John et je n'ai pas grandi dans cette région. Je suis arrivé d'une autre province il y a quelques années et je n'ai aucun membre de ma famille à proximité. J'ai présenté une demande au programme Ontario au travail et je rencontre régulièrement mon intervenant, mais il est très difficile de trouver un logement à louer. J'ai visité de nombreux appartements, mais les propriétaires semblent toujours vouloir une preuve d'emploi, une vérification de crédit et une foule de documents. Lorsqu'on est en situation d'itinérance, il est très difficile de réunir tous ces documents, et, entre-temps, le logement est souvent loué à quelqu'un d'autre. J'ai récemment obtenu un emploi à temps plein et je travaille du lundi au vendredi, mais ce n'est pas facile lorsqu'on n'a pas d'adresse permanente où rentrer chaque soir. La vie dans la rue est extrêmement difficile, et il est presque impossible de la comprendre à moins de l'avoir vécue soi-même.
Dans la région de York, John compte.
L'itinérance cachée – Brian
Bonjour, je m'appelle Brian et je vis avec des problèmes de santé mentale et de dépendance. Ma vie n'a pas toujours été ainsi. Pendant la majeure partie de ma vie, j'ai travaillé fort, payé mes factures à temps et eu suffisamment à manger. Il y a quelques années, je me suis blessé au travail. J'ai perdu mon emploi et, par la suite, j'ai été expulsé du logement où j'habitais. Je ne savais plus où aller. J'ai d'abord dormi chez des amis, jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus m'héberger. Peu à peu, je n'ai plus eu personne vers qui me tourner et je me suis retrouvé à la rue. J'avais toutes mes affaires avec moi et j'ai appris à survivre en vivant dans une tente. Depuis, j'ai séjourné à plusieurs reprises dans des refuges pour hommes et des centres de désintoxication. Aujourd'hui, je bénéficie du soutien de plusieurs programmes et intervenants qui m'aident à reprendre ma vie en main.
Dans la région de York, Brian compte.
Comprendre les faits
Il existe de nombreuses idées fausses au sujet de l'itinérance. Connaître les faits est essentiel pour mieux comprendre les défis auxquels sont confrontées les personnes les plus vulnérables de notre communauté et pour élaborer des solutions adaptées à leurs besoins.
Voici quelques faits sur l'itinérance dans la région de York:
- Pour de nombreuses personnes, la région de York est un endroit dynamique et prospère où vivre et travailler. Toutefois, pour certaines, l'itinérance est une réalité quotidienne, comme c'est le cas dans des collectivités partout au pays
- Les recherches démontrent que l'itinérance touche des personnes de tous âges et de tous les horizons
- L'itinérance résulte souvent d'une combinaison de facteurs. Des facteurs tels que les problèmes de santé physique ou mentale, une crise personnelle ou familiale, la perte d'un emploi, la hausse du coût du logement et un faible revenu contribuent à cette problématique complexe
- L'itinérance n'est pas propre à la région de York. On estime qu'environ 235 000 personnes sont en situation d'itinérance au Canada.
- On estime que 80 % de l'itinérance au Canada est cachée. Malheureusement, ces personnes vivent souvent temporairement chez des proches ou des amis, passent d'un canapé à l'autre (« couch surfing ») ou dorment dans leur voiture faute d'avoir un autre endroit où aller. Elles ne reçoivent donc pas toujours le soutien dont elles ont besoin. Nous voulons changer cette réalité.
- Même si l'on estime que moins de 1 % des résidents de la région de York sont en situation d'itinérance, l'itinérance a des répercussions économiques et sociales sur l'ensemble de la collectivité. On estime qu'elle coûte plus de 7 milliards de dollars par année à l'économie canadienne.
- Prévenir l'itinérance coûte moins cher que d'intervenir une fois qu'une personne est en situation d'itinérance. Plus, une personne demeure longtemps sans logement, plus elle risque d'avoir recours à des services d'urgence coûteux, comme les salles d'urgence, l'aide financière et l'hébergement d'urgence.